Vendée : Refuge LPO de la Bernardière

Publié le mardi 9 juillet 2019

Un Refuge LPO vitrine qui fait partie des 424 jardins inscrits à la LPO en Vendée.

En Vendée, 424 jardins servent de refuge à la biodiversité. Le réseau qu’accompagne la LPO regroupe particuliers et établissements. Situé au village de la Brunelière, l’écrin de verdure, protégé par une zone naturelle, fait le bonheur des oiseaux, insectes butineurs et autres espèces à pattes et à ailes.

Ici, batifolent hirondelles, mésanges, passereaux, rossignol, huppe fasciée, pic épeiche, verdier et autre pouillot… Le grand nid, à ciel ouvert, est la propriété de Marie Bertin et Christine Blazincic. Il est à l’image des deux femmes, passionnés de jardinage, de potager et de biodiversité.

Semences rustiques, mare d’eau…

Dans ce jardin de 2 700 m2, les espaces naturels, certains en friches, côtoient des centaines de plantes, arbustes, fleurs et vivaces, plantées en massif. Tout est fait pour accueillir la faune. Librement. Les hôtes privilégient les semences rustiques. Créent des zones de bois mort, véritable hôtel à insectes et oiseaux. Ou une mare d’eau, terrain de jeu pour les batraciens. Elles utilisent aussi le paillage et récupèrent l’eau. Aucun intrant n’entre dans le jardin. Les propriétaires ajoutent :

"On n’utilise plus rien. Si une plante ne se plaît pas, on la déplace ou on la donne."

L’équilibre se fait avec les plantes et la faune. Naturellement.

Aucun produit phyto

En la matière, les propriétaires ne font que suivre le cahier des charges fixé par la LPO. Pour être recensé jardin Refuge LPO, le propriétaire doit respecter des engagements. « Il y en a trois principaux », précise Léa Brun de la LPO Vendée. Les propriétaires :

"doivent proscrire tout produit phytosanitaire, créer des refuges et nichoirs pour la biodiversité et adopter des comportements éco-responsables ; récupération d’eau, compost… ".

Rattaché au réseau depuis quatre ans, le jardin Refuge LPO de la Brunelière s’attache à toucher le moins possible à l’espace. Le foin, utilisé pour le paillage, n’est plus retourné depuis qu’un hérisson a décidé d’y séjourner.

Nichoirs

Des nichoirs servent d’abris. Le jardin accueille une petite dizaine de refuges. Le dernier en date, conçu à partir de liège, est une chambre à chiroptère. Comme l’explique l’habitante ;
"Il y a une chance sur deux pour qu’une chauve-souris en fasse son abri d’ici cinq ans".

L’hiver dernier, les propriétaires ont distribué 30 kg de graines dans les mangeoires.

Des graines de tournesol bio achetées auprès de la LPO.

424 refuges en Vendée

En Vendée, le département qui compte 980 adhérents, recense 424 refuges. 390 inscrits sont des particuliers. Les autres membres du réseau sont des établissements (écoles, entreprises, collectivités) avec lesquels la LPO passe une convention.

source :
retrouver l’article sur le web Hebdo Pays de Loire