Refuge LPO dans le Val d’Oise

Il transforme son petit bout de jardin en Refuge LPO !

Véritable cocon au service de la faune et de la flore, le terrain de Sylvain Benoist, rue Poulain à Pontoise (Val d’Oise), a été classé Refuge LPO en 2016.

Depuis deux ans, son jardin à Pontoise (Val-d’Oise) est devenu un Refuge naturel attirant de nombreuses espèces d’oiseaux, de libellules ou encore de batraciens. Lorsqu’il devient propriétaire en 2015, Sylvain Benoist, amoureux de la nature, décide de transformer l’espace extérieur dont il dispose. « Avant c’était un carré de pelouse et une dalle qui faisait office de terrasse. Je voulais faire en sorte d’avoir tous les habitats propices à chaque espèce pour avoir un jardin à la fois beau et respectueux de la nature », explique-t-il.

« Des habitats propices à chaque espèce »

Dans cet actuel petit coin de paradis de 70 m², Sylvain Benoist a d’abord créé un bassin naturel où les fougères, nénuphars et escargots aquatiques ont naturellement pris leurs aises. Le Pontoisien a ensuite monté un muret en pierre sèche non jointoyée pour offrir des abris aux insectes et des anfractuosités pour les plantes. Une haie champêtre avec des essences locales est sortie de terre et offre, depuis, le gite et le couvert aux insectes, oiseaux et mammifères comme les hérissons, mulots ou chauve-souris. Sylvain Benoist a aussi posé des abris et mangeoires à oiseaux ainsi que des hôtels à insectes autour de son potager. Il a également troué son grillage (un trou de 15X15 cm est suffisant) et aménagé des passerelles pour permettre aux hérissons de passer de jardin en jardin.

Pas besoin de pesticides !

Rougegorge familier, mésange bleue, charbonnière, accenteur mouchet, pigeon ramier, merle, chauve souris, crapaud… Depuis cette transformation qui lui aura coûté 1 000 euros entre l’aménagement de la terrasse en bois, les plants et différents aménagements, le trentenaire voit chaque jour de petits animaux se poser ou se balader dans son jardin, picorant par-ci par-là, butinant le nectar des fleurs qui y poussent ou passant se désaltérer. Sans pesticide, la végétation se fait luxuriante et des espèces ont fait leur retour. « Il y a de la magie d’avoir un jardin naturel, tout fonctionne intelligemment », rappelle-t-il.
« Il ne faut pas oublier que de nombreuses espèces d’oiseaux et d’insectes ont disparu à cause de nos pratiques, il s’agit de redonner sa place à la nature en ville où les pesticides seraient moins présents qu’à la campagne. »
En deux ans d’expérience et d’un travail mené en partenariat avec la LPO, son jardin a déjà fait des émules. Sylvain a en effet converti quelques amis et s’occupe de l’entretien du bout de terrain appartenant à l’auto-école voisine. « Je souhaiterais encourager ma commune à développer les mesures en faveur de la biodiversité comme avoir plus de nichoirs et de haies au jardin de le l’Hôtel-de-Ville. De la même façon, il serait judicieux d’aménager une haie champêtre à la place du gazon dans la rue Rodin », explique le jeune jardinier.

Source : actu.fr/gazette-val-d-oise - août 2018