Pic vert (Picus viridis)

  • Nom anglais : European Green Woodpecker
  • Famille : Picidae

Description
Longueur : 30-36 cm.
Se distingue par sa grande taille et son plumage vert. Calotte rouge sur la tête. dimorphisme sexuel existant mais peu marqué : les mâles ont une tâche rouge au centre de la moustache noire alors que les femelles ont des moustaches entièrement noires. Le juvénile est très moucheté. L’oiseau est assez farouche. Il se nourrit très souvent à terre de fourmis. Voix remarquable : un « kluh kluh kluh kluh » fort et ricanant. Tambourine rarement.

Répartition
Commun partout en France, population française estimée entre 200 000 et 600 000 couples nicheurs (LPO-BirdLife, 2002).

Habitat
Fréquente les bois et forêts de feuillus et mixtes, les zones cultivées (vergers notamment) et grands parcs.

Biologie, reproduction
La saison de nidification débute assez tôt, dès le mois de mars. Les mâles tambourinent pour délimiter leurs territoires et les couples se reforment. Les pics creusent leur propre loge. Généralement, un nouveau trou est établi chaque année bien qu’ils puissent réutiliser une cavité déjà existante. L’élaboration de la loge dure de 2 à 4 semaines. Les œufs sont pondus en avril – mai et les pontes comptent de 5 à 6 œufs. Les deux adultes couvent les œufs, bien que ce soit le mâle qui en ait la charge unique la nuit. 15 jours plus tard, les œufs éclosent et les deux parents commencent à nourrir les jeunes. Les jeunes reçoivent une mixture composée de fourmis régurgitée par l’adulte. Les jeunes quittent le nid environ 25 jours après l’éclosion. Les parents divisent souvent la nichée et prennent chacun à leur charge unique une partie des jeunes. Les jeunes alors volant restent encore quelques jours avec le parent choisi avant de devenir indépendant.

Nourriture
Le pic vert est myrmécophage : Son met préféré est les oeufs de fourmis. Dès qu’il repère une fourmilière, le pic vert engage son bec à l’intérieur et écarte les mandibules pour agrandir sensiblement l’ouverture.Il ne lui reste plus qu’a projeter sa longue langue enduite d’une salive collante pour engluer les fourmis et les oeufs.

Gestion des bois et bosquets pour les pics

  • Conserver les arbres morts ou mourant sur pied, les branches mortes sur les arbres en vie, et les vieilles souches pourrissantes.
  • Si possible, laisser les arbres pourrir sur place à l’endroit où ils tombent naturellement. Cela vous demandera moins d’effort, sera plus économique et surtout bénéfique pour la nature ! Dans les futaies et les bois mixtes, le nombre d’arbres morts nécessaires dépends de l’âge et de la densité des sujets. Ainsi, 4 à 6 arbres par hectares seront nécessaire pour un boisement de 80 ans comportant 250 arbres/ha. Seulement 2 à 3 arbres/ha seront nécessaire dans un bois comportant des arbres âgés de 150 ans ayant une densité de 70 sujets/ha.
  • S’il y a un manque d’arbres morts dans le massif boisé, vous pouvez rapportez des rondins, éventuellement des troncs, pour constituer des tas de bois. Même les petits tas seront utiles : 4 tas/ha de 2 m3 chacun seraient l’idéal.
  • Eviter les coupes sanitaires ! Bien qu’elles donnent une belle apparence d’entretien, elles ne sont pas essentielles et éliminent la principale source de nourriture des pics.
  • Dans les zones exploitées ne permettant pas aux arbres d’arriver à maturité, préserver certains gros arbres (2-3 par ha), notamment les chênes, hêtres et bouleaux plus particulièrement riche en insectes xylophages une fois mort.

Statut

  • Espèce intégralement protégée (loi sur la protection de la nature du 10 juillet 1976)