Blaireau d’Europe (Meles meles)

  • Nom anglais : Badger
  • Famille : Mustélidés

Description

  • Longueur mâle : 68,6-80,3 cm
  • Longueur femelle : 67,3-78,7 cm
  • Longueur queue mâle : 12,7-17,8 cm
  • Longueur queue femelle : 11,4-19 cm
  • Poids : 12,2 kg (moyenne en septembre février) ; 8,8 kg (moyenne en mars).

Malgré son aspect lourdaud et ses membres courts, ce gros Mustélidé ne manque pas de distinction avec sa fourrure argentée et son masque facial très contrasté. Cette originalité évite toute confusion avec les autres mammifères européens de sa taille. Son museau est allongé et musculeux. Ses yeux et ses oreilles sont relativement petits, ces dernières étant ourlées de blanc à leur partie supérieure. Ses pattes antérieures, très puissantes, sont munies de griffes longues et robustes. Sa queue est courte et fournie.

Distribution
Toute l’Europe (sauf Islande)

Habitat

L’habitat type du blaireau est constitué par un milieu vallonné et boisé, entrecoupé de prairies ou de terres cultivées et pourvu de points d’eau. Toutefois, tous les biotopes sont susceptibles de lui convenir dans la mesure où il peut y établir son terrier en toute tranquillité. C’est ainsi que l’on peut le rencontrer en milieu relativement découvert, dans les régions de bocage, les landes, les maquis, les bosquets, les anciennes carrières ou près des côtes. Il s’installe même à la périphérie des villes, dans les parcs, les terrains vagues, sous les constructions ou les murs. En montagne, il peut monter jusqu’à 2000 mètres d’altitude, mais il se raréfie au-delà de 800 mètres.

Biologie, reproduction
Presque exclusivement nocturne, ou crépusculaire, les blaireaux peuvent parfois sortir sur les gueules des terriers par un bel après-midi ensoleillé. Grégaires, ils vivent habituellement en groupe familial, plusieurs familles formant couramment un clan exploitant un territoire en commun. Les blaireaux d’une autre communauté sont généralement refoulés bien que des relations soient quelquefois entretenues à la périphérie des territoires. A l’intérieur du clan, quelques jeunes mâles ou les plus vieux vivent épisodiquement en solitaire. Animal terrestre, le blaireau grimpe mal et nage peu, bien qu’il se baigne avec plaisir. Il se déplace en marchant.

Nourriture
Totalement omnivore, son régime varie en fonction des ressources alimentaires de son canton. Cependant, certaines catégories d’aliments sont régulièrement absorbées. N’étant pas chasseur comme les autres Mustélidés, le blaireau ne poursuit pas ses proies, pas plus qu’il ne les guette à l’affût. Ceci explique que près des trois quarts de sa nourriture soient composées de lombrics, d’escargots, de limaces ou de vers blancs. Il recherche sa nourriture en marchant, le nez au sol, retournant la litière de feuilles mortes ou fouillant l’herbe avec son museau. Guidé par son odorat, il extrait les proies souterraines en creusant avec ses griffes, déchiquette les vieilles souches ou déterre les nids de guêpes pour déguster larves et couvains. Compte tenu de son inaptitude à capturer des proies rapides, telles que mulots, campagnols, musaraignes ou lapins, tout laisse à supposer qu’il ne consomme que les animaux blessés, malades ou morts, ou les jeunes incapables de fuir. Son menu est complété par des coléoptères, des œufs d’oiseaux nichant au sol, des reptiles, des amphibiens, des mollusques, et par diverses nourritures végétales telles que des fruits, baies, châtaignes, etc.

Statut

  • Espèce chassable en France : soit par tir, soit par vénerie sous terre, appelé déterrage. Le piégeage est interdit.
  • Protégé dans de nombreux pays (Angleterre, Belgique, Pays-bas…).
  • Le déterrage consiste à acculer le blaireau dans son terrier par des chiens introduits dans les galeries, puis à creuser afin de le saisir avec des pinces. L’animal est ensuite tué ou plus rarement relâché. Le piégeage du blaireau est interdit. Il arrive cependant que cet animal soit piégé, volontairement ou non, notamment lorsque le piégeage d’autres espèces est mal pratiqué.