Epine noire (Prunus spinosa)

  • Autres noms : Buisson noir, Épinette, Belossay, Créquier, Fourdinier, Mère-du-bois, Pelossier, Prunellier commun.
  • Nom anglais : Blackthorn.
  • Famille : Rosaceae

Description

  • Arbuste caducifolié épineux de 1 à 4 mètres, dont les rejets forment d’épais fourrés.
  • Rameaux : noirâtres, généralement tomenteux quand ils sont jeunes.
  • Feuilles : ovales, dentées, 20-40 mm, mates.
  • Fleurs : blanches, solitaires, en courts épis lâches apparaissant généralement avant les feuilles.
  • Fruit : prunelle ; globuleux, noir bleuâtre, 10-15 mm, très acide.

Distribution

  • Presque toute l’Europe ; Asie occidentale ; Afrique septentrionale.
  • Commun partout en France.

Habitat

  • Buissons, haies, terrains boisés.

Ecologie

  • Floraison : mars-mai.
  • Fructification : septembre-décembre

L’épine noire apporte aux insectes une source de nourriture importante à un moment de l’année où elle est encore rare. Ses fleurs sont butinées à la fois pour leur nectar et pour leur pollen, par les hyménoptères (comme les andrènes qui sont des abeilles sauvages et solitaires), par des papillons ou des diptères. Elles sont également recherchées par les staphylins, qui sont des coléoptères de forme allongée et peu communs.

  • Son feuillage nourrit de nombreux insectes, notamment les chenilles de plus de 60 espèces de papillons ! Parmi les chenilles de papillons diurnes figurent : le flambé, la gazé (2 papillons en forte régression) ou le thécla du prunier ; parmi les papillons nocturnes : l’écaille marbrée, l’écaille fileuse, le petit paon de nuit...
  • Ses fruitsqui restent sur les branches une partie de l’hiver (ils sont consommables qu’après les premières gelées) constituent une nourriture appréciée des oiseaux (merles, grives...) et de certains petits mammifères. Un très joli charançon vert cuivreux à pourpre, le rhynchite du prunellier, passe son stade larvaire dans l’amande du noyau.
  • Ses épines acérées et son port touffu en font un buisson impénétrable pour les prédateurs comme les chats (voire les pies) ; et quantité d’oiseaux de taille moyenne comme le merle noir, ou petite comme les fringilles, fauvette à tête noire et bruant jaune qui installent ici leur nid en toute quiétude.

Culture de l’épine noire

  • Il vaut mieux tenter de la multiplier par semis plutôt que de récupérer des drageons (rejets poussant à partir des racines) car le plant issu d’un drageon aura lui-même tendance à drageonner beaucoup.
  • Les noyaux seront récoltés sur des fruits mûrs. Le noyau de l’épine noire est sphérique, à la différence des noyaux des pruniers qui sont aplatis.
  • Ces noyaux seront étalé par couches dans un pot rempli de sable humide mais bien drainé. Le pot sera enterré contre un mur exposé au nord. Pendant cette « stratification », les noyaux seront protégés de tout excès d’humidité ou de sécheresse, mais pas du froid, qui est indispensable à la germination future. Dès février-mars, les noyaux pourront être semés en pleine terre, de préférence sur un site ensoleillé. L’épine noire s’accommode de tous les sols mais préfère le calcaire. Sa croissance est plutôt lente.
  • Le seul véritable inconvénient de cet arbuste est sa forte tendance au drageonnage. Il est donc indispensable, dans un jardin, de le planter en limite ou au milieu d’une zone engazonnée, régulièrement tondue : ainsi, les drageons seront coupés au fur et à mesure de leur apparition.

Statut
Pas de statut de protection connu.