Je favorise les gîtes naturels et j’aménage mon jardin pour accueillir la faune sauvage

Diversifiez les habitats pour accueillir l’ensemble de la faune sauvage

Hautes herbes, mare naturelle, prairie fleurie, haie champêtre, arbres indigènes (espèces locales)… sont les milieux de vie naturels [1] des animaux sauvages qui habitent ou visitent votre jardin. De ce fait, plus vous offrirez de zones sauvages diversifiées, plus la faune sera présente. Pour bien cohabiter, il est essentiel d’éviter au maximum les passages répétitifs d’engins (tondeuses, voitures…) qui non seulement, coupent à blanc les végétaux, broient les insectes (et également les petits mammifères, les reptiles, les amphibiens…) mais labourent et tassent aussi les sols avec des conséquences négatives pour la microfaune présente dans nos sols.

Parmi les différents éléments paysagers, les bois et bosquets sont le repère de l’écureuil roux, de la martre des pins, du geai des chênes ou encore de la sittelle torchepot. Haies et prairies offrent le gîte aux verdiers d’Europe, aux chardonnerets… tandis que les zones aquatiques (du petit point d’eau aux rivières en passant par les étangs) attirent les grenouilles, crapauds, libellules ou bien la gallinule poule-d’eau. Enfin, quelques zones tondues offriront des espace d’alimentation pour la huppe fasciée ou le merle noir.

Conservez les arbres morts, maillons essentiels de la vie

Les vieux arbres creux abritent naturellement les nids de mésanges, de pics, de chouette hulotte, du loir gris, du lérot mais aussi des chauves-souris. Les cavités peuvent héberger un grand nombre d’espèces d’oiseaux, de mammifères et aussi d’insectes. Il est essentiel de préserver nos vieux arbres pour les arbres en tant que tels et pour l’écosystème. Les arbres morts eux aussi sont plein de vie et il est important de les conserver ! On parle de « chandelle » lorsque l’arbre n’a plus de branches, ne feuille plus et qu’il est sur pied. On le taille alors de manière à limiter sa prise au vent et le risque de chute. Ces arbres abritent de nombreuses espèces d’insectes saproxylophages (qui décomposent le bois mort), recherchant du bois plutôt sec. Ils attirent particulièrement les pics et les chauves-souris. Laissez aussi du bois morts à terre, ils constitueront de nouveaux habitats. Si du lierre grimpe au tronc, laissez-le monter : dans quelques années, il offrira un abri de nidification pour les oiseaux comme le merle noir, sera source de nourriture pour les pollinisateurs puis pour les oiseaux, mammifères... grâce à sa floraison tardive.
Laissez place à un environnement sauvage, notamment en préservant la végétation spontanée comme les arbustes à fruits, les baies et graines, fleurs sauvages, friches, … Ils procurent une source importante de nourriture ainsi que des gîtes pour la faune.

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Créez des aménagements, installez des nichoirs et des gîtes

Complétez ces opportunités naturelles en créant de nouveaux petits milieux tels que des tas de bois, de pierres, de branches ou de feuilles qui offriront des espaces de tranquillité à la petite faune (mulots, lézards, hérissons…). Si votre jardin n’en dispose pas encore, aménagez un point d’eau. Les oiseaux et la petite faune ont besoin de s’hydrater et de se nettoyer en prenant des bains tout au long de l’année et ce point d’eau deviendra ainsi un des milieux les plus riches que vous puissiez créer au jardin !
Et pour finir, la pose de nichoirs pour les oiseaux et de gîtes pour les chauves-souris, les insectes et les mammifères viendront pallier le manque de cavités naturelles et compléter ainsi le potentiel d’accueil de la faune sauvage de votre Refuge !


[1Un milieu de vie naturel est appelé biotope en écologie. Un biotope accueil la biocénose, c’est à dire la faune et la flore sauvage.